Prosaique

L'appropriation.

C’est un homme libre, personne ne le sert.

Albert Camus - La postérité du soleil

A voir ce film qui raconte les antillais comme jamais jusqu’à présent.

Les nouveaux blessés de Catherine Malabou

Les nouveaux blessés - Catherine Malabou
Depuis Antonio R. Damasio et son Erreur de Descartes, nous savons que la rencontre de la psychanalyse et de la neurologie est en question.
La psychanalyse ignore l’existence de traumatismes ne pouvant être ramenés à un régime d’événementialités sexuelles et la neurologie se contente, dans ces mêmes cas, d’observer les pathologies et de traiter les symptômes qui interrogent pourtant nos notions de conscience et d’identité.

Les nouveaux blessés de Catherine Malabou montre la nécessité de l’émergence d’un terrain d’entente entre ces deux disciplines quand il s’agit de traiter ces traumatismes dont l’origine, politique (la sidération face à un événement choquant) ou organique (la maladie ou l’accident corporel), peut être totalement inter-changée. Autrement dit, pour prendre un exemple, quand assister au crash d’un avion et à la mort de ses passagers provoque les mêmes pathologies que la destruction des neurones par la maladie d’alzheimer.
Mine de rien, sans nous y attendre, Catherine Malabou nous amène à travailler la question de l’Auteur, à réinterroger la nécessité de la neutralité du thérapeute, et à explorer le concept de médecin romantique
… très surprenant.

Notre cerveau peut-il se réduire de lui même à un moteur d’ontologie ? Vous souvenez-vous de la place de Spinozza dans La possiblilité d’une île ?…

…très surprenant je vous dis…

La mulâtresse Solitude

La Mulatresse Solitude, mon illustre aïeule et la figure de la résistance des esclaves de Guadeloupe à la fin du XVIIIe siècle fait l’objet de l’actualité culturelle en métropole. L’émission “Ouvert la nuit” sur France Inter reçoit Simone Swart-Bart pour l’occasion. Vous allez apprendre des choses, bonne écoute ! La mulatresse Solitude sur France Inter “Ouvert la nuit”

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Perfect Memory 

Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l’une ni l’autre, et finit par perdre les deux.

Benjamin Franklin

Perfect Memory

La mulâtresse Solitude

La Mulatresse Solitude, mon illustre aïeule et la figure de la résistance des esclaves de Guadeloupe à la fin du XVIIIe siècle fait l’objet de l’actualité culturelle en métropole. L’émission “Ouvert la nuit” sur France Inter reçoit Simone Swart-Bart pour l’occasion. Vous allez apprendre des choses, bonne écoute ! La mulatresse Solitude sur France Inter “Ouvert la nuit”

Etats Unis terre de culture…

La technique, c’est de la culture et pour ce qui est de la technique c’est peu de dire que les Etats Unis savent de quoi ils parlent. Depuis plusieurs années il est possible de suivre de quelle façon l’innovation se rapproche de plus en plus de ce que l’on a de plus privé (voir de plus intime).  De proche en proche la lecture du dernier livre de Bruno Bachimont ouvre des perspectives sur ces questions.




Si nous prenons le cas de l’informatique, la compétition (le “Last Inches War”) a commencé avec l’arrivée des Personal Computer dans les foyers et prend la forme des smartphones et des tablets aujourd’hui. Mais il faut bien noter que ces objets cachent un ensemble d’une grande cohérence interne, concrète et externe, pour reprendre les mots de Bruno Bachimont dans son dernier livre. La technique n’est pas affaire de science mais de culture. Si les USA sont le terrain d’émergence de Microsoft, Apple, Google, Facebook,… ce n’est pas parce qu’il y a le MIT mais bien parce qu’il y a Hollywood : les américains ont l’intuition, la sagesse (dans le sens sagacité) de sentir que tout se joue sur le terrain de la culture comme medium de développement d’une cohérence artistique, technique et social; une esthétique, une poésie comme disent les philosophes. Aux USA on a l’intuition de l’écosystème, on y développe une intelligence systémique et on sait créer les bulles pour que les changements de paradigmes s’opèrent.

Il suffit de regarder la vidéo de promotion du programme Startup America faite par la Maison Blanche pour avoir le contour de leur vision du monde. Alors qu’il ne fait aucun doute que leur savoir faire marketing et commercial est exemplaire, la vidéo ne désigne à aucun moment le commerce comme une condition du succès mais comme une conséquence de la mise en place de la cohérence entre la technique, la finance et le sociétal. 
Aujourd’hui donc il ne fait plus aucun doute que les grands ensembles technologiques, économiques et sociaux, cités précédemment et qui sont tous nés aux USA, savent articuler l’industrie (la fabrication d’équipements), l’informatique (les technologies de la connaissance), le sociétal (la gestion des buzz) et l’économie (la finance c’est à dire la science de la rumeur et de la réputation). 




N’en doutons pas, le capital immatériel des entreprises n’est plus seulement ses brevets et ses marques mais bien sa capacité à capitaliser la connaissance nécessaire à son développement au travers des réseaux de collaboration dont le degré de proximité avec son activité peut être très faible. C’est-à-dire dans un processus de collecte de l’information qu’elle ne peut produire seule (trop couteuse, inaccessible) mais qu’elle trouve distribuée auprès d’acteurs culturellement distants, réparties dans le temps et l’espace.

Alors que se prépare une redistribution des cartes liée à l’émergence du Semantic Web, sauront nous, nous les européens et en particulier, nous les français, quitter le terrain des conjectures purement théoriques et opérer le territoire de la contingence, celui qui permet de changer les conditions du possible, de modifier ce qui doit être, bref de changer le court des choses ? Saurons nous créer un territoire pour l’innovation ?
A suivre donc…

Interview de Godard par Mediapart III

“Quand la loi n’est pas juste, la justice passe avant la loi”

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